STATISTIQUES 2021 – ANIMAUX DANS LES LABORATOIRES BELGES – En 2021, encore plus de souffrance derrière les murs des laboratoires  

 

Les statistiques de 2021 relatives à l’utilisation des animaux d’expérience en Belgique viennent d’être publiées.

On constate une augmentation du nombre d’animaux mis à mort dans les laboratoires belges en 2021 puisque leur nombre s’élève à 477.675 (437.275 en 2020).

Des lapins, des hamsters, des chiens, des chevaux, des poules, des dindes, des cochons, des vaches, des poissons,… ont subi des expériences.

On remarque une nette augmentation de certaines espèces sacrifiées.  C’est notamment le cas des chevaux et ânes, des hamsters, des oiseaux (essentiellement des poules domestiques) :

Les animaux souffrent de plus en plus dans les laboratoires belges puisque le nombre de ceux qui ont enduré des expériences de gravité sévère s’élève à 50.858 (2021) contre 47.040 en 2020.

Indépendamment de la douleur infligée aux animaux et du problème plus général de la transposition des résultats de l’animal à l’homme, on peut se poser la question de l’utilité de certaines expériences menées depuis des décennies dans des laboratoires.

Des souris et des rats rendus dépendants aux drogues sont tenues d’effectuer des parcours qui permettraient de « constater que la dépendance aux drogues affecte les capacités d’apprentissage », des souris rendues alcooliques sont plongées dans des récipients remplis d’eau pour des tests de nage forcée jusqu’à épuisement « afin de les rendre dépressives » (ces tests ayant été abandonnés par 15 laboratoires dans le monde) !

On sait que la recherche basée sur le modèle animal est gangrenée par un manque de reproductibilité des modèles, une équipe de chercheurs n’arrivant pas à reproduire les résultats d’une expérience réalisée par une autre équipe. Il arrive même qu’un chercheur n’arrive pas à reproduire ses propres résultats antérieurs.

Seuls des contrôles, indépendants et non annoncés, dans les labos et l’intégration de la protection animale au sein des commissions d’éthique permettraient de veiller au respect de la directive européenne 2010/63 qui recommande le remplacement des animaux.

Dans sa résolution TA(2021)0387 adoptée le 16 septembre 2021, le Parlement européen considère que « la panoplie de modèles d’expérimentation ne recourant pas aux animaux s’étoffe et montre qu’il est possible d’améliorer notre compréhension des maladies et d’accélérer la découverte de traitements efficaces », s’appuyant notamment sur le rapport 2021 « Review of non-animal models in biomedical research – Neurodegenerative Diseases » du Centre commun de recherche (JRC) de la Commission européenne qui indique « qu’une forte dépendance à l’expérimentation animale peut entraver les progrès dans certains domaines de la recherche sur les maladies ».[2]

La mise en place d’une commission d’enquête sur la validité du modèle animal s’avère plus qu’urgente et nécessaire.

[1] Le taux d’applications cliniques issu de la recherche fondamentale s’avère être d’environ 0,004 %.

[2] https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2021-0387_FR.html


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