22/2/22 – 14h – Manifestation devant l’université de Namur contre les souffrances infligées aux animaux

Venez nous rejoindre devant l’université de Namur pour dire non aux souffrances cruelles et inutiles infligées aux animaux dans les laboratoires de cette université.

Mardi 22 février 2022, de 14h à 16h, U NAMUR-Animalerie, rue de Bruxelles 61, 5000 NAMUR

La recherche animale est en crise aujourd’hui. Les chercheurs utilisant des animaux veulent faire croire qu’ils sont victimes de « harcèlement » de la part des associations de protection animale. Mais c’est loin d’être la vraie raison pour laquelle ces chercheurs se sentent tellement mal à l’aise. En fait, près de 87,5% de la recherche biomédicale (en grande partie faite sur des animaux) serait inefficace. On nous a fait croire que les souris nous ressemblent parce qu’elles possèdent également un système nerveux et un système immunitaire. C’est exactement l’état des lieux de la médecine à l’époque de Claude Bernard (1865) alors que nous sommes séparés des souris par 70 millions d’années d’évolution.

Belgique

Selon les dernières statistiques publiées, 437.275 animaux ont été sacrifiés en Belgique, en 2020 ; 47.040 animaux ont subi des expériences dites de « sévère gravité » c.a.d. très douloureuses.

Wallonie

147.809 animaux ont été mis à mort dans les laboratoires wallons parmi lesquels 11.388 animaux ont subi des expériences entraînant de grandes souffrances.

La recherche fondamentale, c’est-à-dire de la « recherche pour la recherche » sans qu’il y ait nécessairement une application pratique reste toujours le secteur qui sacrifie le plus grand nombre d’animaux : en Belgique, 168.821 animaux ont été sacrifiés pour ce type de recherche (dont 38.706 en Wallonie), en 2020.

Des recherches inutiles

L’analyse des publications des chercheurs met en lumière les souffrances inutiles infligées aux animaux dans les laboratoires wallons (et notamment à l’université de Namur) et autorisées par les commissions d’éthique. (voir annexes 1 et 2)

Malgré nos demandes à l’administration, nous n’avons pas le droit de connaître les noms des personnes qui font partie des commissions d’éthique et qui décident du bien fondé des expérimentations et de la prise en compte ou non des méthodes de remplacement. [1]

Ces commissions qui autorisent des expériences dont l’utilité est plus que contestable sont liées aux laboratoires et donc en contradiction avec l’article 39 de la directive européenne de 2010 qui précise : il est essentiel tant pour des raisons morales que dans l’intérêt de la recherche scientifique, de veiller à ce que chaque utilisation d’animal soit soumise à une évaluation minutieuse de la validité scientifique ou éducative, de l’utilité et de la pertinence des résultats attendus de cette utilisation. Il y a lieu de mettre les dommages probables infligés aux animaux en regard des avantages escomptés du projet. (voir annexe 2 – des tests sont effectués sur des animaux alors que la technique testée est déjà utilisée chez l’homme depuis 2015). Il convient donc d’effectuer une évaluation de projet impartiale et indépendante des personnes participant à l’étude dans le cadre de la procédure d’autorisation de projets impliquant l’utilisation d’animaux vivants. Il y a lieu que la mise en œuvre efficace d’une évaluation de projet prévoie également une appréciation appropriée de l’utilisation de toute technique d’expérimentation scientifique émergente. »[2]

Il semblerait donc que la directive européenne ne soit pas respectée.

Le mardi 22 février 2022, de 14h à 16h, nous serons présents devant l’université de Namur pour parler au nom des animaux et pour dénoncer les souffrances dont ils sont encore victimes actuellement car, contrairement à ce que les expérimentateurs veulent vous faire croire, la loi ne protège pas les animaux :

  • Les commissions d’éthique chargées d’évaluer les projets d’expérimentation ne sont toujours pas indépendantes puisqu’elles sont composées de représentants des laboratoires, notamment des expérimentateurs sur animaux eux-mêmes ;
  • les registres reprenant le nombre d’animaux utilisés dans chaque laboratoire sont toujours complétés par les expérimentateurs sur animaux eux-mêmes ;
  • l’expert chargé au quotidien du bien-être animal et de l’état de santé des animaux au sein du labo est désigné par le responsable du laboratoire lui-même ;
  • le laboratoire désigne lui-même dans son établissement une cellule locale chargée du bien-être des animaux.

Solange T’KINT               Vétérinaire André Ménache         Jos Gerné

0497 62 00 89                00 33 623 42 62 95                         0474 56 08 69

[1] Par contre, des inspecteurs du Bien-être animal nous ont fait part de leur surcharge de travail et demandé de faire pression sur l’administration afin que soient engagés des inspecteurs uniquement pour les labos.

[2]https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUrierv.do?uri=OJ:L:2010:276:0033:0079:fr:PDF

ANNEXE 1
Etude collaborative impliquant le rat-taupe nu, menée par l’Université de Namur
et l’Institut Leibnitz de zoologie en Allemagne (publiée en 2021).
Le rat-taupe nu est un petit rongeur présent en Afrique de
l’est (Somalie, Kenya, Éthiopie) et remarquable sur plusieurs points dont
son organisation sociale, sa résistance aux cancers ou encore sa longévité qui
peut dépasser 30 ans en captivité.
Des chercheurs à l’Université de Namur sont à la quête du graal contre le
cancer. Le soupçon des chercheurs tombe sur une molécule appelée hyaluronan
présent en grand quantité chez ce rongeur. Ils euthanasient quelques individus
afin d’isoler et de quantifier cette molécule dans différents tissus et organes.
Les mêmes tissus sont prélevés chez des souris et des cobayes à des fins de
comparaison avec le rat-taupe nu. Les chercheurs constatent ensuite qu’il n’y a
pas de différence significative au niveau de la concentration du hyaluronan dans
les tissus des trois espèces. C’est plutôt l’activité élevée chez le rat-taupe nu de
cette molécule qui lui offre une protection particulière contre le cancer.
Le rat-taupe nu est l’exemple d’une espèce animale qui, malheureusement pour
elle, a attiré l’attention des chercheurs grâce à des qualités strictement propres à
son espèce et résultant d’une évolution de plusieurs millions d’années. Il faudra
attendre que les chercheurs « s’ennuient avec le jouet » afin que cet animal ne
soit plus exploité dans les laboratoires.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8041917

ANNEXE 2

https://jnm.snmjournals.org/content/early/2022/01/13/jnumed.121.263222.long

Une étude impliquant des chercheurs de l’Université d’Anvers, l’Université de Namur et l’Université Catholique de Louvain (publiée en 2022).

Le but de cette étude était de démontrer l’utilité d’une nouvelle technique d’imagerie non invasive à la suite d’une lésion traumatique de la moelle épinière.

Sept souris et huit rats ont été anesthésiés afin de les exposer à des traumatismes chirurgicaux au niveau du cou. À la suite des interventions, les animaux ont été suivis et ensuite euthanasiés, certains individus après une semaine, d’autres après six semaines. Durant la période du suivi, les animaux ont été anesthésiés à plusieurs reprises pour pratiquer la nouvelle technique d’imagerie.

Cette étude a été autorisée par deux comités d’éthique (celle d’Anvers et celle de Namur). Apparemment, aucun des deux comités n’a pris en compte le fait que cette technique a déjà été étudiée plusieurs fois auparavant chez des rongeurs, des porcs et des singes (1). Plus surprenant encore est le fait que cette technique est déjà utilisée au cours d’essais cliniques chez l’homme depuis 2015 (2).

  • https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29233267/
  • Bretin, M.A. Bahri, C. Bernard, G. Warnock, J. Aerts, N. Mestdagh, et al., Biodistribution and radiation dosimetry for the novel SV2A radiotracer [18F]UCB-H: first-in-human study

Mol Imaging Biol, 17 (4) (2015), pp. 557-564

 

 

 

 

 

 

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