Suppression des Expériences sur l'Animal asbl

"Demandez aux chercheurs pourquoi ils expérimentent sur les animaux et leur réponse est : parce que les animaux sont comme nous. Demandez aux chercheurs pourquoi c’est moralement acceptable d’expérimenter sur des animaux et leur réponse est : parce que les animaux ne sont pas comme nous. L’expérimentation animale repose sur une contradiction logique." Charles R. Magel

Suppression des Expériences sur l'Animal asbl

"Demandez aux chercheurs pourquoi ils expérimentent sur les animaux et leur réponse est : parce que les animaux sont comme nous. Demandez aux chercheurs pourquoi c’est moralement acceptable d’expérimenter sur des animaux et leur réponse est : parce que les animaux ne sont pas comme nous. L’expérimentation animale repose sur une contradiction logique." Charles R. Magel

ManifestationsPresse

Discours lors de l’action menée devant l’ULB Erasme – 22/4/26 – S.E.A. et Ligue internationale anti-spéciste

Nous sommes un collectif de citoyens opposé au suprémacisme humain et toute forme d’exploitation fondée sur des critères non moralement pertinents.
À l’heure où la condition animale est devenue un enjeu majeur de société, nous souhaitons en finir avec l’appropriation des corps des autres animaux.
Les animaux sont des personnes non humaines et leur vie n’appartient ni à l’Université, ni aux Etats ni aux chercheurs ni aux étudiant-es.
Leur vie leur appartient uniquement !

L’expérimentation animale est philosophiquement, éthiquement, moralement, scientifiquement, juridiquement, injustifiable. La vie des autres animaux valent nos vies humaines.

C’est pourquoi Aujourd’hui, lors du 47 congrès du BCLAS nous exigeons que :
1. l’Université Libre de Bruxelles cesse totalement de pratiquer des expériences sur les animaux non-humains au nom de la science.

2. et que les étudiants et étudiants cessent d’accepter de pratiquer des expériences sur les animaux non-humains lors de leur formation universitaire.

En effet, selon une enquête réalisée par Dedicated ce 20 avril 2026

• 75 % des Belges jugent l’expérimentation animale inacceptable ;

• 71 % soutiennent l’idée que les gouvernements devraient prendre des mesures pour interdire progressivement ces pratiques ;

Les expériences réalisées contre les animaux non humains dits de laboratoire sont donc non seulement cruelles et inutiles mais anti-démocratiques.
La société civile n’en veut plus !
Plus de 500 000 animaux sont utilisés dans les laboratoires chaque année en Belgique.

La société civile fonde ses demandes sur :

1. l’Article 47 de la Directive européenne relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (Directive 2010/63/UE), selon lequel les gouvernements nationaux doivent, entre autres choses, contribuer à la mise au point de méthodes alternatives ;

2. Les scientifiques ont aujourd’hui à leur disposition des outils tels que la simulation informatique, les cultures cellulaires, les cultures d’organes, la toxicogénomique, les « organes sur puce » c’est-à-dire des organes humains miniatures reconstitués à partir de cellules cultivées ou de déchets chirurgicaux.

Par ailleurs,

3. Des études scientifiques montrent que 96,6% des médicaments testés au préalable sur l’animal échouent sur l’homme.
4. Que 99. 996% de la recherche fondamentale pratiquée sur les animaux n’aboutit pas à l’avancée de la médecine.
5. Sur 10 molécules prometteuses visant une autorisation de mise sur le marché 9 échouent au cours des essais cliniques sur l’humain en raison de leur toxicité ou manque d’efficacité observée chez l’humain.
6. A ce titre en 2022, seul 1/3 des laboratoires d’expérimentation ont été contrôlés en Belgique et sur les 136 inspections de l’année, seules 25 l’ont été de manière inopinée.

Enfin et surtout, en 2026, il n’est plus possible de considérer les animaux non-humains comme du matériel médical.
Il apparaît de plusieurs déclarations internationale que les animaux doivent au contraire être considérée comme des personnes non-humaines dotées de la conscience.

• En effet, la Déclaration de Cambridge du 7 juillet 2012 sur la conscience selon laquelle : « La force des preuves nous amène à conclure que les humains ne sont pas seuls à posséder les substrats neurologiques de la conscience. Des animaux non-humains, notamment l’ensemble des mammifères et des oiseaux ainsi que de nombreuses autres espèces possèdent également les substrats neurologiques de la conscience. ».
• Cette conclusion a été confirmée le 19 avril 2024 par la Déclaration de New-York sur la conscience animale : « Il existe de solides bases scientifiques qui permettent d’attribuer une expérience consciente aux autres mammifères ainsi qu’aux oiseaux
• En conséquence, la Déclaration de Montréal du 4 octobre 2022 conclut que : « l’exploitation animale est injuste et moralement indéfendable ».
• En réaction à la Déclaration de Cambridge, la Déclaration de Toulon sur la personnalité juridique de l’animal du 29 mars 2019 estime que : « les animaux doivent être considérés de manière universelle comme des personnes et non des choses. Qu’en conséquence, la qualité de personne, au sens juridique, doit être reconnue aux animaux ».

Enfin rappelons que l’animal non-humain est considéré de manière unanime par les législateurs régionaux comme un « être vivant sensible » et que ceci est confirmé par l’article 7bis de la Constitution belge selon lequel : Dans l’exercice de leurs compétences respectives, l’État fédéral, les communautés et les régions veillent à la protection et au bien-être des animaux en tant qu’être sensible.

Tant que des animaux seront enfermés, privés de leur liberté et que leur destins seront entre les mains de la science, il n’est pas question de parler de bien-être animal.
Le bien-être animal n’existe pas dans les laboratoires.
Les animaux non humains sont des personnes non-humaines qui méritent la liberté. Leur vie ne nous appartient pas.
La vocation des Universités n’est pas de promouvoir et d’enseigner le suprémacisme humain. Le suprématisme humain est un totalitarisme barbare et injuste qui fait des milliards de victimes animales chaque année.

Guidé·es par ces constats, nous appelons l’ULB, les chercheureuses et les étudiant-es à remettre en cause avec nous un système spéciste et suprémaciste considéré comme licite sur la seule base de sa banalité, de son ancestralité ou de sa supposée nécessité.

Nous souhaitons une transformation profonde de la recherche médicale afin qu’elle intègre pleinement les intérêts fondamentaux des autres animaux, pour qu’ils soient non plus objets mais sujets de soins.
Nous espérons par cette déclaration ouvrir un dialogue constructif afin que la recherche médicale intègre pleinement le champ disciplinaire de l’éthique animale au sein de ses pratiques. Nous invitons les l’ULB, les chercheurs et les étudiants-es qui se reconnaissent dans nos propos à nous rejoindre ici même.

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