Lettre ouverte du médecin vétérinaire André Ménache à Alban de Kerchove, expérimentateur sur animaux (ULB) et directeur du FNRS

Lettre ouverte à un chercheur

Mercredi 7 Octobre 2020 Andre MENACHE
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Contre l’expérimentation : André Ménache, vétérinaire; conseiller scientifique pour l’ASBL Suppression des expériences sur l’animal (SEA)

Bonjour Monsieur de KERCHOVE, directeur de Recherche au FNRS,
Je profite de la volonté de transparence des chercheurs qui pratiquent l’expérimentation sur des animaux pour vous écrire cette lettre ouverte réaction à un article publié en ligne par Le Soir le 02/12/2019 (« Dix-neuf centres de recherche et entreprises belges s’engagent à communiquer de manière ouverte sur leurs pratiques »).

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Le but de cette lettre ouverte est d’initier un débat entre scientifiques au sujet de l’expérimentation animale, comme préalable à une éventuelle enquête parlementaire. Un principe de base dans les sciences du vivant est qu’aucune espèce animale n’est un modèle biologique pour une autre. Certes, les animaux nous ressemblent. Mais il est important de faire la distinction quant au mot « similaire » dans la vie quotidienne et dans l’étude scientifique du vivant.
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La souris est l’animal le plus utilisé dans la recherche biomédicale. Bien que nous partageons une majorité de nos gènes avec cette espèce, il existe d’importantes différences quant à leur régulation. Par exemple, le gène pour la formation d’une queue est activé chez la souris mais pas chez les humains. Exemples ponctuels et données empiriques mis à part, il existe une preuve fondamentale du fait qu’aucune espèce animale n’est un modèle biologique pour une autre : la complexité des systèmes (êtres) vivants.
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Un système complexe est un ensemble constitué d’un grand nombre d’entités en interaction qui empêchent l’observateur de prévoir sa rétroaction, son comportement ou son évolution par le calcul. La théorie du chaos traite notamment des systèmes complexes. Les souris et les hommes sont des exemples de systèmes évolutifs complexes. En se basant sur la définition d’un système complexe, il devient évident qu’aucune espèce ne peut servir de modèle biologique pour une autre (Greek & Hansen, 2013).
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Actuellement, vous vous appuyez sur l’article de Pulendran et Davis (paru dans la revue Science du 25 septembre 2020) qui affirment : « Les souris et les humains ont divergé de manière évolutive il y a 96 millions d’années, et bien que les systèmes immunitaires des deux espèces soient globalement similaires, ils diffèrent sur de nombreux détails importants ». Cela semble contradictoire et manque de précision. En moyenne, les régions codant pour les protéines des génomes de la souris et de l’homme sont identiques à 85 % ; certains gènes sont identiques à 99 % tandis que d’autres ne le sont qu’à 60 % (Zschaler et al, 2014).
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Chez les systèmes complexes, les conditions initiales sont d’une importance primordiale. Or, nous constatons une variabilité significative quant aux « similitudes » (concernant la séquence, laquelle, de surcroît, ne garantit pas une similitude d’expression) entre gènes homologues murins et humains. De plus, étant donné que les gènes fonctionnent en réseaux et pas de façon isolée, la souris n’est pas un modèle prédictif pour l’homme. Les données empiriques en toxicologie confirment ce constat. Une des plus grandes études dans ce domaine obtient un taux de 43 % de corrélation entre rongeurs et humain (Leist & Hartung, 2013). Si les résultats sur les rongeurs devaient servir à prédire les résultats chez l’homme, cette corrélation indique que la prédiction serait moins fiable que de jouer à pile ou face.
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Selon la haute autorité de sécurité sanitaire aux États-Unis (la FDA), sur 10 nouveaux médicaments ayant passé avec succès les tests sur des animaux, neuf échouent au cours des essais cliniques en raison de toxicité ou par manque d’efficacité chez les volontaires sains ou les patients (Akhtar, 2015).
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Est-ce que la situation est meilleure dans les universités où se pratique plutôt de la recherche fondamentale (la curiosité scientifique) que de la toxicologie réglementaire ? Là aussi, il y a une grave « crise de la reproductibilité » des expériences, soit le fait que la plupart des études (dont celles impliquant des animaux) ne peuvent être dupliquées par d’autres chercheurs, voire parfois par la même équipe (Begley & Ioannidis, 2015). Les nombreuses lignes directrices qui appellent à rendre compte correctement des expériences faites sur des animaux (ARRIVE, CAMARADES, PREPARE, et ARRIVE 2.0) sont vouées à l’échec vu que largement facultatives. Toutefois, et même si les chercheurs appliquaient les « bonnes méthodes » cela ne changerait rien quant au taux de prédiction pour l’homme, pour les raisons évoquées ci-dessus (Greek & Menache, 2013).
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Les chercheurs qui expérimentent sur des animaux annoncent régulièrement des avancées spectaculaires dans les médias. Mais, concrètement, quel est le bilan coût-bénéfice de la recherche animale ? Une étude phare publiée en 2003 portant sur 25 000 articles en recherche fondamentale publiés entre 1979 et 1983 dans les meilleures revues scientifiques, révèle qu’environ 500 (2 %) pouvaient potentiellement prétendre à une future application chez l’homme, environ 100 (0,4 %) donnèrent lieu à un essai clinique et un seul (0,004 %) conduisit au développement d’une catégorie de médicaments utiles à la médecine clinique (les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine) dans les 30 années suivant la publication de leur découverte en science fondamentale (Crowley, 2003).
Compte tenu de tous ces éléments, est-il envisageable que l’expérimentation animale constitue une des plus grotesques erreurs commises dans l’histoire de la science ?
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Restant à votre disposition pour de nouveaux échanges sur ce sujet.
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Cordialement,
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André Ménache, vétérinaire
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Références bibliographiques :
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commission d’enquête Merci aux amis des animaux de bien vouloir signer cette pétition 


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CONTRE L’ABATTAGE RITUEL SANS ÉTOURDISSEMENT.

Dans la région de Bruxelles-Capitale, l’abattage rituel sans étourdissement est toujours autorisé.

3,053 signatures = 61% de l’objectif

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SIGNEZ CONTRE L'ABATTAGE SANS ETOURDISSEMENT.

Monsieur le Ministre du Bien-être animal,

Les personnes qui s'opposent aux souffrances inutilement imposées aux animaux sont de plus en plus nombreuses, en Belgique comme en Europe.

L'abattage rituel est, à ce propos, particulièrement choquant. Il est en effet interpellant que l'on puisse encore, à notre époque, égorger des bêtes et les vider de leur sang alors qu'elles en sont conscientes. 

L'année dernière, la Wallonie et la Flandre ont adopté un décret qui impose l'étourdissement lors de l'abattage rituel. En Région bruxelloise, rien n'a été fait ! Pourtant, une majorité de d'électeurs bruxellois souhaitent l'adoption d'une loi imposant l'étourdissement. De nombreuses personnes affirment d'ailleurs que leur choix politique est influencé par la prise en considération du bien-être des animaux, notamment lors de l'abattage rituel.

De nombreuses personnes sont révoltées par ces mises à mort d'un autre âge et demandent que le bien-être animal soit respecté.

Ce 31 juillet aura lieu la fête du sacrifice. En région de Bruxelles-Capitale, de nombreux animaux seront mis à mort sans étourdissement préalable ce qui entraînera pour eux de grandes souffrances.

Je ne veux pas de cela, Monsieur le Ministre. Il est plus que temps d'imposer l'étourdissement préalable à la mise à mort. C'est ce qui a été fait en Wallonie et en Flandre. Qu'attend Bruxelles ? Je me pose la question.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre du Bien-être animal, mes salutations distinguées..

**votre signature**

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Demande d’une commission d’enquête au parlement fédéral 2020.

En tant que citoyen(ne) belge et qu'ami(e) des animaux, je fais appel à vous afin que vous déposiez une proposition d'enquête parlementaire

219 signatures = 15% de l’objectif

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Demande d’une commission d’enquête au parlement fédéral 2020.

Chambre des représentants

**votre signature**

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Pétition destinée au Télévie

Ce sont des expérimentateurs sur animaux qui sont ainsi financés et donc que des souris, des rats, des poissons, des moutons, des truies,...

771 signatures = 51% de l’objectif

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Pétition destinée au Télévie

Mesdames, Messieurs,

Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi de vous écrire en tant que parent et ami des animaux.

Depuis 1989, le Télévie organise une récolte de fonds destinés à aider la recherche (c.à.d. le FNRS – Fonds National de la Recherche Scientifique) « dans sa lutte contre le cancer et la leucémie ». Cette année, la somme récoltée s'élève à 13.315.462,48 € et la Commission Télévie va sélectionner les projets de recherche qui vont être financés avec les dons de généreux donateurs qui pensent soutenir une médecine moderne et ainsi contribuer à guérir des enfants et des adultes atteints de ces maladies.

Or, l’analyse du financement des chercheurs par le Télévie montre que ce sont des expérimentateurs sur animaux qui sont ainsi financés et donc que des souris, des rats, des poissons, des moutons, des truies et d’autres animaux en seront les victimes.

Le public très généreux, pensant soutenir une médecine moderne et des méthodes pertinentes pour l’espèce humaine, contribue ainsi, sans le vouloir, à financer la recherche sur animaux. Or, il est prouvé que ces supposés « modèles » biologiques de l’homme sont de pures fictions. Ils sont incapables de mimer le déroulement de la maladie chez l’homme et encore moins de trouver une thérapie pour sa guérison. (Notes infra: 1 à 10)

Je vous demande donc de m’apporter la garantie que tout don à la campagne Télévie ne servira pas en réalité à des recherches sur des « modèles » animaux, inutiles et sans lendemain au mieux, très dangereuses pour notre santé, le plus souvent.

1. https://www.bmj.com/content/348/bmj.g3719
2. https://www.bmj.com/content/348/bmj.g3387
3. https://www.bmj.com/content/328/7438/514.abstract
4. http://antidote-europe.org/code-nuremberg-nuit-a-sante-personnes/
5. http://antidote-europe.org/rigor-mortis-science-rigide/
6. http://antidote-europe.org/recherche-biomedicale-beaucoup-de-gaspillage/
7. https://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/02/16/la-souris-pas-top-modele_4577592_1650684.html
8. https://peh-med.biomedcentral.com/articles/10.1186/1747-5341-4-2
9. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4594046/
10. http://www.medsci.org/v10p0206.htm

**votre signature**



https://www.stop-vivisection.be

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Vous pouvez aider les animaux en aidant S.E.A. à lutter contre la maltraitance animale dans les laboratoires d’expérimentation.
Vous pouvez faire un don de 5 €, 10 €, 15 € sur le compte S.E.A. BE59 0682 0310 8226, rue des Cotillages 90, 4000 LIEGE
A partir de 15 €, vous devenez membre de S.E.A. et vous recevrez notre trimestriel pendant un an.
Tout don sera utilisé uniquement pour les animaux!









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