Financement de tests cruels et inutiles sur animaux – Pétition à la Ministre F. Bertieaux

Dans le secteur de la recherche scientifique, la Fédération Wallonie-Bruxelles finance les universités et le Fonds de la recherche scientifique (FNRS).
Récemment, des citoyen(ne)s ont interrogé la Ministre de l’Enseignement supérieur, F. Bertieaux, à propos de l’utilisation qui est faite de l’argent public pour financer des tests cruels dont l’utilité est plus que contestable.
En guise de réponse, Madame Bertieaux s’est contentée de reproduire, tels quels, les arguments de Madame V. Glatigny, sa prédécesseure.
Cela n’est pas satisfaisant.
Il ne faut pas perdre de vue que l’utilisation des animaux à des fins scientifiques est régie par la Directive 2010/63/UE dont le principe des 3Rs (réduction, raffinement, remplacement) est la pierre angulaire. A contrario, les expériences menées en 2023 montrent tant la cruauté des tests pratiqués que le gaspillage de vies animales. Nous vous invitons à interpeller la ministre afin que la loi soit respectée. Merci de signer la pétition pour les animaux.

Stop au financement de tests cruels et inutiles sur animaux - Non respect de la Directive 2010/63

Madame la Ministre Bertieaux,

Dans le secteur de la recherche scientifique, la Fédération Wallonie-Bruxelles finance les universités et le Fonds de la recherche scientifique (FNRS).
Récemment, des citoyen(ne)s vous ont interrogée à propos de l'utilisation qui est faite de l'argent public pour financer des tests cruels dont l'utilité est plus que contestable. En guise de réponse, vous avez reproduit, tels quels, les arguments de votre prédécesseure.
En tant que citoyen(ne) et contribuable, j'attends de votre part une réflexion personnelle sur l'impact des contraintes imposées par les expérimentateurs aux animaux incarcérés dans ce seul but.
Ne perdez pas de vue que l’utilisation des animaux à des fins scientifiques est régie par la Directive 2010/63/UE dont le principe des 3Rs (réduction, raffinement, remplacement) est la pierre angulaire.
A contrario, l’analyse des résumés non techniques (RNT) publiés en 2023 par les expérimentateurs sur animaux montre la cruauté des tests pratiqués ainsi que le gaspillage de vies animales.
A titre d’exemples, trois expériences autorisées par les commissions d’éthique :

  1. Titre de l’étude : Rôles de l’activité neuronale des noyaux de la base dans les comportements moteurs, opérants et dans des modèles de maladies neuropsychiatriques
    Les auteurs de ce projet ont exposé 474 souris à des procédures dites « modérés » pour étudier des processus neuronaux, la justification de ces expériences étant d’évaluer les rôles de certaines populations neuronales dans différentes régions du cerveau pour étudier la cause de certaines maladies neurodégénératives et psychiatriques chez l’homme.
    Si les auteurs s’autofélicitent du fait que ces études ont été acceptées et publiées dans des revues scientifiques, on peut s’interroger sur leur utilité : En effet, le cerveau de la souris ne pèse qu'un demi-gramme par rapport au cerveau humain d'un kilo et demi et n'est certainement pas une version réduite de ce dernier. La souris et l'homme sont séparés par 90 millions d'années d'évolution. Les effets de cette divergence évolutive sont évidents dans les différences entre la forme et la fonction du système nerveux, en commençant au niveau des gènes.
  2. Titre de l’étude : Utilisation d’animaux en vue de la formation aux gestes techniques et au maintien de ceux-ci
    Les auteurs de ce projet prévoient l’utilisation de 1000 rats, 1000 souris, 1000 lapins et 1000 cobayes dans le cadre de la formation aux gestes techniques, soit 4000 animaux au total. Tous les animaux seront euthanasiés à la fin du projet, même si les gestes techniques envisagées (gavage, prise de sang, injections) permettraient l’adoption de la plupart de ces animaux.
    Ce projet révèle un dysfonctionnement du comité d’éthique ayant approuvé cette formation ainsi qu’un manque de compétences en matière de méthodes alternatives de la part des chercheurs qui ne respectent par les recommandations de la Directive 2010/63/UE sur le remplacement des animaux utilisés à des fins scientifiques. En l’occurrence, dans le cadre de l’enseignement et la formation aux gestes techniques, il existe des outils pédagogiques tout aussi performants, voir meilleurs, que l’utilisation des animaux.
  3. Titre de l’étude : Etude exploratoire chez le cochon miniature pour la mise en place d’implants dentaires dans des greffons imprimés en 3D (Mybone)
    Les auteurs de cette étude prévoient d’exposer six cochons à deux chirurgies (implantations des greffons puis implantations des implants dentaires sur les greffons). Les animaux seront euthanasiés à la fin du projet. La biocompatibilité du produit a déjà été validée chez l’homme. Quelle est, dès lors, l’utilité de ce test?
    Les chercheurs choisissent, en général, le chien ou le cochon pour ce genre d’étude. Dans les deux cas, il existe d’importantes différences entre la biomécanique des mâchoires de ces animaux et celle de l’homme. C’est la raison pour laquelle d’autres chercheurs ont trouvé des méthodes alternatives pour remplacer les animaux.
    Cette situation m'interpelle, comme de nombreux citoyens. En effet, je ne veux pas que mes contributions servent à financer des tests aussi cruels qu'inutiles.
    Pour moi, cela s'apparente purement et simplement à du gaspillage et à un non-respect de la Directive 2010/63.
    Dans l'attente d'une réponse personnelle de votre part, je vous prie d'agréer, Madame la Ministre Bertieaux, mes salutations distinguées.

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