Campagne S.E.A. contre les tests cruels et inutiles sur la Une, Tipik, LN24 – du 15 au 31 août 2023

Non au financement de tests de nage forcée et de gavage à l'alcool par le contribuable

Madame la Ministre F. Bertieaux,

Je reviens vers vous à propos des tests nage forcée jusqu’à épuisement, toujours pratiqués en Belgique alors que 15 entreprises pharmaceutiques et deux universités y ont renoncé.
Ce test cruel consistant à placer de petits animaux dans des récipients remplis d’eau desquels ils ne peuvent s’échapper et où ils sont forcés de nager sans répit pour éviter de se noyer, est réalisé sous le prétexte d’élucider la question de la dépression chez les humains.
Ces expériences ne font que terrifier des animaux et repousser le développement de traitements efficaces. Par exemple, dix-huit années de ces expériences chez Pfizer (3ème plus grande société pharmaceutique au monde qui a d’ailleurs renoncé à ces tests depuis octobre 2019) n’ont abouti à aucun médicament commercialisable pour traiter la dépression chez l’humain.

A l’université de Liège, des jeunes souris sont sacrifiées pour de tels tests. Préalablement rendues alcooliques, les souris subissent plusieurs tests de comportement et notamment celui de la nage forcée jusqu’à épuisement dans un cylindre en verre rempli d'eau afin d’estimer leur niveau de dépression. Elles sont ensuite tuées à la fin de l’étude et leur cerveau est examiné.
On reste sans voix face à de telles prouesses scientifiques !
Une publication scientifique, datant du 22 septembre, intitulée « Le test de nage forcée ne parvient pas à mesurer la dépression humaine » ne peut être que recommandée aux expérimentateurs mais également aux commissions d’éthique qui autorisent de tels tests.
En ce qui concerne les tests relatifs à l’alcool, qui sont rappelons-le interdits au Royaume-Uni depuis le 6 novembre 1997, il est temps que les chercheurs belges rendent des comptes et expliquent combien de vies humaines ont été sauvées grâce aux milliers de souris et aux rats rendus alcooliques et finalement tués.
C’est en tant que contribuable que je m’adresse à nouveau à vous aujourd’hui. Comment se fait-il que des tests de nage forcée dont l’inutilité est reconnue par les plus grandes entreprises pharmaceutiques et des universités soient toujours financés avec mon argent ?
Je m’interroge également sur le rôle des commissions d’éthique qui approuvent de tels tests, même si je n’ai pas la naïveté de croire qu’elles sont indépendantes.

Veuillez agréer, Madame la Ministre F. Bertieaux, mes salutations distinguées.

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